Aimer quelqu’un ne doit pas demander de s’effacer

Février est souvent présenté comme le mois de l’amour.

En consultation, l’amour n’est pas toujours synonyme de douceur ou de sécurité.

Je reçois régulièrement des personnes qui me parlent de leur relation amoureuse, de leur couple, de leur fatigue émotionnelle, de leurs doutes.
Un même fil revient :
« J’aime… mais je me perds. »

Cet article est une invitation à mettre des mots sur une réalité souvent vécue en silence.

 


1. Quand aimer devient s’adapter en permanence

Aimer quelqu’un ne devrait pas demander de se réduire, de se taire ou de s’oublier.

Et pourtant, certaines relations fonctionnent sur un déséquilibre subtil :

  • L’’un s’ajuste,
  • L’autre prend (de l’espace, de l’attention, de l’énergie)

👉 Ce n’est pas de l’amour conscient.
👉 C’est une dynamique relationnelle déséquilibrée.


2. Le fonctionnement d’immaturité émotionnelle (sans stigmatiser)

Il ne s’agit pas de désigner une personne comme “toxique” ou “mauvaise”.
Il s’agit de nommer un fonctionnement.

Une personne avec un fonctionnement d’immaturité émotionnelle peut, par exemple :

  • Avoir des difficultés à réguler ses émotions.
  • Se sentir rapidement attaquée ou incomprise.
  • Projeter la responsabilité sur l’autre.
  • Attendre inconsciemment que l’autre contienne ses émotions.
  • Rendre l’amour conditionnel à l’adaptation de l’autre.

Ce fonctionnement peut bien évidemment concerner des femmes comme des hommes.


3. Une relation parent–enfant inversée

Dans ces dynamiques, la relation n’est plus une rencontre d’adultes…

L’un devient :

  • Celui ou celle qui comprend,
  • Qui anticipe,
  • Qui rassure,
  • Qui essaye de réparer.

Pendant que l’autre reste centré sur ses besoins.

À long terme, cela crée fatigue, confusion et perte de soi.


4. « Un enfant blessé dans un corps d’adulte » ?

Oui, souvent.
Mais comprendre l’histoire de l’autre ne signifie pas :

  • S’oublier,
  • Se sacrifier,
  • Porter ce qui ne nous appartient pas.

Comprendre n’est pas justifier.


5. Pourquoi attirons-nous ce type de relation ?

Très souvent, parce que cela réactive quelque chose de connu.

Quand on a été, enfant :

  • Celui ou celle qui calmait,
  • Qui s’adaptait,
  • Dont les besoins passaient après ceux de l’adulte.

Alors ces dynamiques peuvent sembler… familières.

Ce n’est pas une faute.
C’est une empreinte relationnelle.


6. La lente érosion de soi

Dans ces relations :

  • Les émotions deviennent “trop”.
  • Les besoins sont minimisés.
  • L’énergie se vide.
  • Le doute s’installe et certaines personnes alors se demandent « Est-ce moi le problème ? »

Ce n’est pas un manque d’amour.
C’est un déséquilibre relationnel.


7. Est-ce que la personne peut changer ?

Parfois.
Mais jamais grâce à l’effacement de l’autre.

Le changement nécessite :

  • Une réelle prise de responsabilité.
  • Un engagement personnel.
  • Une volonté propre.

Attendre que l’autre change peut devenir une prison intérieure…


8. Le vrai mouvement “de sortie”

Il commence souvent par un déplacement intérieur :

  • Arrêter de croire que tout est de sa faute,
  • Cesser de s’adapter au détriment de soi, 
  • Se réoffrir (ou carrément s’offrir) sécurité, douceur et respect.

Se remettre au centre n’est pas égoïste.
C’est vital.

 

 

Si cet article résonne pour vous, sachez que vous n’êtes pas seul·e.
Dans mes consultations, j’accompagne des personnes qui traversent des questionnements relationnels, des fatigues émotionnelles ou des périodes de confusion affective.

Ces séances vous aident à y voir clair, à vous reconnecter à votre ressenti et à retrouver une relation plus juste à vous-même.

 

 

 

        GSM : 0479/31.48.13

 

 

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